Texte Libre
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Un jour un type m'a dit : "Tiens, c'est con !" Alors je l'ai écrit.
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Quelques infos avant d'en finir...
1. La vie a bien repris depuis les vacances, j'ai fait pas mal de choses, avec la banque, avec ma santé, avec mon appart', avec mes livres, etc. Bref, la vie se
poursuit, avec sérénité et bonheur.
2. Je vais enfin changer de lunettes (ceux qui me connaissent irl savent l'importance de cette nouvelle) : rendez-vous d'ophtalmo le 1er octobre (obtenu en 5 semaines seulement, notez la
performance !)
3. Demain soir à Agen commence le désormais traditionnel Pruneau Show, dont je vous avais laonguement
parlé l'année dernière. Cette année, le sommet ce sera un concert gratuit et en plein air de Yannick Noah, demain soir.
4. Le B.S-G. me ressemble de moins en moins, tout simplement parce que je m'astreins à ne pas y parler du fait que je ne suis plus seul, c'est-à-dire du truc le plus essentiel dans ma vie
aujourd'hui. Autant faire une raclette sans fromage... Pourquoi ce secret ? Peut-être pour éviter les questions des cancanneurs(-euses) qui pourraient être tenté(e)s de vouloir tout savoir alors
même que notre histoire ne nous regarde que tous les deux et que je ne souhaite pas l'étaler ici outre mesure. Peut-être aussi surtout pour que mes parents n'en aient pas vent, pour éviter leurs
questions, leur envie de la connaître, alors que je ne veux rien précipiter. C'est bête, savoir que je ne suis plus seul, c'est justement la bonne nouvelle qui les rassurerait et leur montrerait
que, ben, ça va quoi !
Voilà, ça c'est fait.
5. J'ai un grand projet pour cette année : écrire un roman. Non plus des nouvelles, mais bel et bien un roman, c'est-à-dire un exercice nouveau pour moi. En
effet, croire qu'une nouvelle, c'est un roman court ou qu'un roman c'est une longue nouvelle, c'est se mettre le doigt dans l'oeil jusqu'au gros orteil ! Un roman, c'est un exercice en soi, ça
a des exigences propres, des caractéristiques propres et c'est à cela que j'ai envie de m'attaquer. Je ne suis absolument pas sûr de réussir, mais bon, "qui ne tente rien n'a rien"
!
6. Bref, une chérie, un roman, une entreprise qui tourne à plein, des envies de bouger (à commencer par un week-end en amoureux à la mer dans 15 jours), tout ça ne
va plus me laisser trop de temps (ni trop d'envie) pour m'occuper du B.S-G... Alors, ce coup-ci c'est sûr, le B.S-G., c'est fini.
Certains jours tristes, j'ai l'impression de passer ma vie à m'excuser de demander pardon.
A travers cette formule, je veux dire que j'ai l'impression d'être en permanence en mode "auto-justification", comme si je devais rendre des comptes, ce qui
n'est pas le cas. Je m'explique : chaque fois que je vois mes parents, je m'escrime à leur dire que oui je vais bien, oui j'aime bien la vie que je mène et que non je ne suis pas malheureux,
non je ne suis pas triste, non je ne crane pas, non je ne suis pas une victime, etc. etc. etc.
Alors voilà, y'en a marre. ma vie est ce qu'elle est, avec ses hauts et ses bas, ses joies et ses tristesses, ses grandeurs et ses chutes, comme tout un chacun. Et franchement,
il y a des millions de gens dans ce pays qui me l'échangeraient volontiers contre la leur !
Donc : maintenant, ceux qui ne me croient pas quand je leur dis que je vais bien, tant pis.
Ce serait pourtant plus simple qu'ils acceptent l'évidente vérité : je suis debout, je suis vivant et je suis libre...
Ce titre (pas du
tout) prétentieux me donne la grande joie de vous annoncer la publication sur www.lulu.com d'un cinquième ouvrage de votre serviteur : En compagnie des zèbres et de quelques
gazelles. Il s'agit d'un recueil de poèmes, versifiées ou en prose, anciens ou récents, obscurs ou lumineux, regroupés et emmêlés pour vous offrir un voyage en Onirie, vous
entraîner sur la route, ou vers l'an mil, ou encore vous conduire à la rencontre du dernier loup avant l'aube...
Parce qu'une vision poétique de la vie et du monde est peut-être encore possible...
Plus d'infos ICI.
Oui, je sais, ça roupille dur sur le B.S-G. ... A croire que je ne m'en occupe plus...
Une chose est sûre : je ne m'en occupe plus... Ras le blog passager ou durable ? Qui sait ? Moi pas...
Une autre chose est sûre : je ne blogue pas pour me faire faire la morale par des inconnus et encore moins me faire appeler "mon enfant" par eux ! A bon entendeur...
Une autre chose est sûre : il n'y a pas que pour bloguer que j'ai du mal à me motiver. Au boulot aussi, la reprise est dure, molle et marquée par une absence d'envie et de m'y mettre. A la
maison, c'est pareil : rien envie de faire, sauf larver devant la télé. Pas d'envie d'écrire (ni de lire), pas de projet d'un nouveau livre, rien, encéphalogramme plat sur le plan littéraire.
Bref, tout mou, le S-G. ...
Et pourtant, le moral va bien, les vacances ont été chouettes et l'horizon financier s'éclaircit (un peu)...
Voilà... Ne vous cassez pas à commenter, je ne crois pas que ce papier en vaille la peine... Bonne fin d'été à tout le monde.
Père,
J'apprends ton décès en écoutant la télé. Je suis triste. Je pense à toi, toi Jean-Marie, prêtre du Christ. Je connais et j'admire ton histoire. Je t'ai écouté beaucoup, je t'ai entendu prêcher,
à Notre-Dame ou ailleurs...
A Berlin, en 1991, tu m'as indiqué une arme absolue : la croix du Christ.
A Red Rocks Park, en 1993, tu m'as donné le bon coup de pied - moral s'entend - au bon endroit et, dans la foulée, j'ai fait la plus belle rencontre de ma vie...
Je n'ai pas toujours été d'accord avec toi, Jean-Marie. Parfois, je t'ai trouvé trop sévère avec les fidèles, avec les communautés paroissiales, avec les chrétiens. Tu voulais tant pour nous !!!
Nous n'avions pas ta force, pas ton histoire, pas la flamme qui t'a animé. Jean-Marie, nous n'étions que de modestes chrétiens !
Mon père, tu fus un proche de Jean-Paul II. J'ignore ce que fut ton choix au conclave de 2005. Ce que je sais, c'est que ta peine fut grande quand notre pape bien aimé mourut. Comme toi, il
venait de Pologne. Comme toi, il avait ceint le manteau du Christ, comme toi, il a payé dans sa chair le poids des ans et de la vie surhumaine que vous avez acceptée pour nous.
Père, j'ai souvent dit du mal de ton action comme évêque. Jamais comme homme, ni comme prêtre, ni comme cardinal de l'Eglise catholique, apostolique et romaine. Tu m'as entraîné sur les
traces du grand pape polonais et je t'en suis reconnaissant. Tu m'as guidé sur les chemins de la foi, ceux-là mêmes avec qui j'ai pris quelques distances... De la foi ? Non, Jean-Marie, cardinal
Lustiger, je n'ai pas bougé dans ma foi. En Dieu je crois. En son fils, mort pour nous je crois. En l'Esprit, acteur des grandes choses de notre monde, je crois. En l'Eglise que tu as servie,
miséricordieuse et fille des Béatitudes, je crois. En Benito, notre pape très saint, j'ai plus de mal à croire...
Ah ! Tu le sais Jean-Marie, là où tu es, dans la lumière, dans la lumière de Dieu. Tu as bâti des ponts entre les hommes de ce monde. Entre les Chrétiens et les autres habitants de France, entre
les Chrétiens et les Juifs, entre les Chrétiens et les autres hommes de ce monde... Jean-Marie, homme de foi, homme de conversion, homme de souffrance aussi, ce soir, j'oublie mes mots acerbes.
Et j'honore ta mémoire et ton oeuvre pour nous. Et pardonne-moi si je te tutoie ce soir, cardinal Lustiger, mais je me sens frère en Christ avec toi.
Repose en paix, Jean-Marie, prêtre, évêque et frère.
Hier, j'ai rangé, briqué, repassé, j'ai descendu les cartons qui encombraient l'entrée, tout est bien, tout est beau, Rapha peut arriver.
Hier, je suis allé à la librairie. Je voulais acheter les Fleurs du Mal. Je suis ressorti avec trois bouquins, dont le nouveau Nina
Bouraoui : Avant les hommes. J'adore, j'ai hâte de m'y mettre.
Hier, il a plu le soir, c'était annoncé : des orages.
Hier, j'ai bavassé au téléphone jusqu'à pas d'heure.
Hier, j'ai suivi l'étape du Tour en direct sur Internet (bonjour la productivité au bureau !)
Hier, j'ai été heureux.
Hier, c'était le 17 juillet et je ne m'en suis même pas rendu compte...
La pression est tombée d'un coup au boulot en fin de semaine dernière. Des missions finies, d'autres qui démarreront à la
rentrée. Le calme a pris le pouvoir, tant mieux.
Je suis assis à mon bureau, je n'ai pas envie de bosser, les vacances approchent, je me détends, je pose ma tête en arrière sur le haut de mon fauteuil. Je pense à la
mer prochaine, à quelques roses rouges flamboyantes, à une femme que je ne connais pas et qui emplit ma vue... Qui est-elle ?
En fait, j'ai déjà fermé les yeux et commencé le grand voyage : bienvenu en Onirie, le pays des rêves, des fées, des sirènes et des elfes. Là, tout est cotonneux, lumineux, paisible. Là, cette
femme s'approche de moi et me tend sa main. Je la prends, nous marchons sur un chemin de senteurs, la campagne est multicolore, du rose, du bleu, du violet, du orange ! des oiseaux
virevoltent autour de nous. C'est Walt Disney, mais en mieux. On se regarde, on se sourit, on ne se parle pas... Qui est-elle ? Existe-t-elle seulement ?
Nous sommes au sommet d'un rempart, dans un village que je ne reconnais. Un paysage toscan s'étend à mes pieds. Est-ce San Miniato ? Je ne sais pas, je ne le reconnais pas. J'ai attrappé un
rameau de vigne et je l'offre à cette femme qui m'accompagne toujours, muette et souriante, les yeux clairs et la peau douce. Elle sourit, elle rosit à ce présent si simple...
En haut de ce rempart, elle me demande de l'embrasser. Ce sont ses yeux qui parlent pour elle. Je m'approche, je n'ai aucune envie de ne pas lui donner ce baiser qu'elle désire ! Je sens mon être
prêt à s'investir tout entier dans ce baiser. Je m'approche, nos lèvres s'effleurent à peine avant d'oser un peu plus. J'ignore comment elle fait, mais ses lèvres sont
fraîches, comme si cette femme sortait de l'onde.
Que s'estompent les décors et le chant des oiseaux.
Ils n'ont plus lieu d'être.
Ce baiser emplit seul l'univers.
Le téléphone sonne, la vie prend sa revanche sur le rêve.
Au-revoir Onirie. Je reviendrai.
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